Vénus décapitées
Les préhistoriens ont souvent découvert des statuettes brisées dans des Grottes dont l'entrée était effondrée (nous avons déjà vu que les hampes des "Faons à l'oiseau" sont presque toutes cassées). Parfois, seules les têtes étaient retrouvées (mais pas le corps), d'autres fois ils ont retrouvé le corps, (mais pas la tête).
Il est évident que les parties manquantes (hampes, têtes ou corps) ont été "exfiltrées" avant l'effondrement des entrées. Cela suggère donc un conflit "in situ" peu avant que l'entrée de ces grottes ne soient scellées.
Ce conflit, à l'origine de la sédentarisation dans l'espace franco-cantabrique (comme il va être montré), est longuement étudié tout au long de ces quatre cents pages.
Il est surprenant de constater qu'aucun préhistorien n'a jusqu'à présent conclu à l'existence d'un conflit (probablement scientifique, mais peut-être aussi idéologique), malgré les innombrables détériorations qui sont systématiquement attribuées au Temps (ou à la géologie pour ce qui concerne l'effondrement de l'entrée de certaines Grottes) ET la cessation de l'art pariétal (il n'est alors plus nécessaire d'effondrer l'entrée des Grottes, quelle que soit la nature du conflit).
Une datation de ces détériorations correspondrait, selon toute vraisemblance, à celle de l'effondrement de l'entrée des Grottes (si les éboulis, ôtés à la hussarde par des préhistoriens, pressés d'enter dans les Grottes, n'ont pas été jetés à la décharge). Si une telle datation est possible un jour, elle montrera probablement qu'un curieux phénomène géologique s'est produit "partout sur Terre en même temps".
Une datation fine permettrait de dater la progression de l'idée révolutionnaire qui est à l'origine de la sédentarisation, de l'Atlantique à l'Oural, ce qui a dû quand même prendre un certain temps.
La Vénus de WillendorfLa
On doit comparer cette représentation féminine aux formes voluptueuses (ci-dessus) à la statuette de Vibraye, un peu plus bas.
D'habitude, le paléopsychologue a une lecture symbolique, mais ici, il privilégie une lecture figurative. Il envisage donc des Mères "diabétiques" et envisage qu'on devait croire en ce temps-là qu'une grosse poitrine devait contenir beaucoup plus de lait et qu'une telle Mère était une "meilleure" Mère.
Quel régime alimentaire devait suivre une telle Mère ? Il fallait manger beaucoup de glucides (pour devenir diabétique) et beaucoup de lipides (pour aboutir à des formes aussi voluptueuses).
On peut donc supposer que le plus ancien modèle de "Vénus" préférait, par idiosyncrasie (donc par goût) manger le foie, riche en sucre, et la moelle osseuse jaune (qui entrepose le tissu graisseux) ainsi que la cervelle (les abats, donc, ainsi que, nous dit la médecine, la langue, riche en matières grasses ; elle avait donc probablement un taux de cholestérol élevé), de préférence aux muscles.
Si une telle "Vénus" avait eu cinq enfants et était dotée d'une grande intelligence, au point de servir de référence à son groupe, on peut comprendre que nos ancêtres aient pu avoir envie de l'immortaliser.
La corpulence d'une telle "Vénus" devait constituer un handicap dans la vie quotidienne et son groupe devait lui venir en aide. Il n'est pas nécessaire pour autant d'en faire une "reine", ni même une "cheffe" (et encore moins une "déesse") : l'empathie (dont semblent dépourvus les préhistoriens) suffit à expliquer cette solidarité, universelle en ce temps-là (et déjà depuis Habilis), sans laquelle nous ne serions pas.
Dans cette approche, des Voyageurs (voir en "Annexes", en fin de livre, le rôle important joué par cette catégorie dans la diffusion des idées... et des gènes)) auraient colporté l'histoire de cette femme remarquable, ce qui peut avoir suscité des émules, ici ou là (les "Vénus" en bois, probablement très nombreuses, ont disparu).
Il appartient aux préhistoriens de valider (ou d'invalider) une telle approche.
La coiffe de cette statuette n'est pas sans rappeler celle de la Dame de Brassempouy, ci-dessous.
La Vénus de Laussel
que la femme représentée a réellement existé et voit dans cette "maladresse" une confirmation de ses vues : cette malformation congénitale est la preuve que cette femme a réellement existé (voir plus bas la "Vénus", muette, de Brassempouy : le mutisme de cette femme plaide pour son authenticité réelle : les "anomalies" attiraient l'attention et étaient, semble-t-il, parfois valorisées et, peut-être, valorisantes).
Ici, sur la photo ci-contre, le visage semble avoir été martelé et la tête "décapitée" par incision (mais l'ombre portée peut induire en erreur : rien ne vaut une expertise sur place !).
Le bras gauche est atrophié. Certains préhistoriens penchent pour une "maladresse" de l'artiste (comme pour le bison "se léchant" de La Madeleine : décidément, ces artistes étaient bien maladroits et les préhistoriens très perspicaces...). Le paléopsychologue pense plutôt à une représentation figurative, c'est-à-dire qu'il pense
Ici, le bras gauche atrophié semble avoir subi, lui aussi, des dommages (la "valorisation" apportée en un premier temps à ce bras est "annulée" par sa destruction en un second temps).
Est-il présomptueux d'envisager que la tête curieusement allongée de la "Vénus" de Laussel portait une chevelure qui a été détruite ?
La Vénus de Vibraye
Le paléopsychologue n'est pas un préhistorien et n'a accès au matériel que par l'intermédiaire de photos qui ne permettent pas toujours de se faire une idée précise de l'objet photographié (Champollion n'a jamais vu la Pierre de Rosette, il a travaillé sur une "photo" de l'époque : une copie papier).
Il m'est donc difficile d'être catégorique, mais il semble bien que cette Vénus "impudique" a été décapitée et qu'on n'en a pas retrouvé la tête.
On laisse le qualificatif d'"impudique" à la névrose du préhistorien qui l'a découverte, car "impudique" n'est pas le contraire de "pudique". De même, le terme de "Vénus" pour désigner ces deux cents statuettes représentant des femmes laisse percevoir un machisme fort mal venu en Science (et, a fortiori, en "paléoanthropologie").
On remarque que la morphologie de cette Vénus magdalénienne est "normale" et se distingue des autres "Vénus" par l'absence d'adiposités dont ses congénères sont abondamment pourvues.
Mais le plus remarquable, ici, c'est l'absence totale de seins. Nous avons donc là une jeune fillette impubère, ce qui n'est pas sans rappeler les "Faons à l'oiseau", impubères, eux aussi.
Elle représente donc une enfant de huit à douze ans (peut-être même moins).
Il semble sur la photo que les jambes aient été fracturées au niveau des genoux, puis recollées (mal) par les découvreurs.
On note qu'il existe plusieurs "Vénus" impubères.
Malheureusement, il n'existe pas de travail réunissant les deux cents "Vénus" de l'art mobilier, pas plus que travail exhaustif sur les mains (ou sur les "Faons à l'oiseau"). Ce travail sera fait dans un Institut de Paléopsychologie Humaine ET Animale rattaché à l'Institut de Paléontologie Humaine.
Ce sera un Institut (de droit privé), indépendant de l'université (de droit public).
La "VÉNUS" de BRASSEMPOUY
Il s'agit probablement de la première représentation d'un visage humain.
"L'étude de la fracture de son cou suggère qu'elle ne résulte pas d'une cassure, ce qui laisse penser que cette tête n'a jamais été rattachée à un corps similaire à celui des autres statuettes" (Wikipédia).
Le paléopsychologue s'impose de ne jamais contredire une seule observation des préhistoriens. Il ne peut cependant que se demander comment une "fracture" pourrait ne pas résulter d'une "cassure" ?
Il reste donc dubitatif et demandera aux préhistoriens une nouvelle étude (sous supervision d'un paléopsychologue) sur ce point dans un Institut de Paléopsychologie Humaine ET Animale.
Peut-être cette femme (probablement remarquable) était-elle muette (il est remarquable qu'ici, aucun préhistorien ne parle d'une "maladresse" ou d'un "manque de matière").
L'étude comparative des deux cents "Vénus" portera notamment sur les "maladresses" des artistes préhistoriques (et donc sur la perspicacité des préhistoriens...).
Il est regrettable qu'aucun "psychanalyste" n'ait entrepris une telle étude...