Loin de clarifier les choses, le remplacement d'Erectus par Heidelbergensis les complique, et même interdit de résoudre les problèmes qu'il posait : avec Heidelbergensis, la solution que propose ce livre pour résoudre ces problèmes n'aurait pu voir le jour puisque les problèmes en question sont escamotés (et donc l'auteur n'aurait pu en avoir connaissance).
C'est, semble-t-il, le but de ce tour de passe-passe idéologique : enterrer définitivement le problème (au lieu de tenter de résoudre les contradictions observées sur le terrain par les paléontologues humains : place à la "paléoanthropologie", c'est-à-dire à l'idéologie !).
Cette question est longuement examinée et traverse tout le livre : la transmission volontaire des découvertes (les quatre points cardinaux, le feu, l'arc etc...), par déplacement des individus, s'est accompagnée d'un mélange génétique involontaire qui a modifié, ici et là, le génotype, et donc le phénotype, d'où les différentes "espèces" observées par les paléontologues humains, selon les régions et les époques, car les gènes se transmettent (involontairement) en même temps que la transmission (volontaire) des idées...
LA PENSÉE A ÉTÉ LE MOTEUR DE L'ÉVOLUTION.
L'évolution psychique a été le moteur de l'évolution physique, comme le subodorait Darwin à la fin de sa vie (voir quatrième de couverture).
Les "espèces" des "paléoanthropologues" ne pensent pas : elles baisent !
La "paléoanthropologie", c'est de l'idéologie !
Place à la PALÉOPSYCHOLOGIE, souhaitée par Darwin (voir quatrième de couverture) !
La paléopsychologie ne désespère pas de retrouver le cheminement de la pensée humaine, (depuis son origine, avec l'aide de paléontologues humains - et non de "paléoanthropologues"), nécessairement réticulée, par nature, et donc de rendre compte des différentes formes anatomiques du genre humain, un et indivisible, constatées par les paléontologues humains, et ainsi de répondre au vœu ultime de Darwin et à l'intérêt que Freud portait à la phylogenèse.
La PALÉOPSYCHOLOGIE darwinienne est la discipline qui permettra (cela va prendre in peu de temps) de rendre compte de la phylogenèse freudienne.
La chose paraît impossible ?
Ce livre prouve (en partie seulement, mais c'est un début) que c'est possible (et que les "paléoanthropologues" ont tort) !