L'ÉLEVAGE A PRÉCÉDÉ L'AGRICULTURE
Il semble qu'une petite majorité (60%) de préhistoriens pense que l'agriculture a précédé l'élevage et qu'une petite minorité pense le contraire.
Pour des raisons de psychologie, le paléopsychologue pense que c'est l'élevage qui a précédé l'agriculture : quand les lois de la procréation ont été comprises (grâce à la domestication du loup), l'art pariétal s'arrête et l'élevage commence.
Au début, l'élevage est didactique : il s'agit de montrer au plus grand nombre (et de démontrer aux récalcitrants, car ils étaient nombreux) les conséquence de l'acte sexuel.
Au début, la démonstration a lieu dans des enclos (ce qui suppose une sédentarisation relative) car les animaux (au début, le loup, puis le chien) n'étaient pas d'accord pour participer à l'expérience. Il fallait donc les y contraindre.
Se produisit alors un phénomène inattendu : il y avait surproduction ; on pouvait donc envisager d'emprisonner des animaux pour les obliger à se reproduire en un lieu déterminé ; on obtiendrait alors du bétail à volonté ; il ne serait plus nécessaire de crapahuter par tous les lieux et par tous les temps !
Finies les périodes avec le ventre creux !
Finie l'errance !
À nous la belle vie !
Mais les mâles emprisonnés se battaient entre eux ; on décida donc de manger les petits mâles en premier et de préserver les femelles pour la reproduction (la castration viendra en un second temps).
Puis on se demanda si on ne pouvait pas faire dans le domaine végétal ce qui marchait si bien dans le domaine animal.
Tout cela prit pas mal de temps et ne se déroula pas sans conflit.
La querelle des anciens et des modernes eut lieu et les "Vénus" décapitées en sont la preuve (ainsi que l'effondrement de l'entrée des Grottes...).
Avec la confection de bouillies, grâce à l'agriculture, certaines Mères (les "modernes") s'affranchirent de la corvée de l'allaitement et eurent plus d'enfants que les Mères traditionnelles (les "anciennes") et une compétition eut lieu entre les unes et les autres. Comme toujours, les "modernes" l'emportèrent et la population augmenta de façon vertigineuse.
Seule la généralisation du sevrage précoce en fut la cause, malgré ce qu'en dit Yves Coppens dans "L'odyssée de l'espèce" !