Dans le livre, la Gradiva est étudiée telle un objet mobilier.

    Aussi surprenant que cela puisse paraître de prime abord, elle a sa place dans cette étude sur l'art préhistorique et occupe une bonne dizaine de pages, en annexe, à la fin du livre : nous verrons qu'elle traite d'une problématique universelle, donc encore d'actualité, et qu'on retrouve déjà dans les gravures, sculptures et peintures de l'art préhistorique.

    Cette problématique universelle, toutes les Mères l'ont connue, au moins une fois dans leur vie : c'est ce moment, assez bref, où la femme est enceinte et ne le sait pas encore. Elle est déjà ailleurs, autre part, avec un autre qui, pour tout l'entourage, n'est pas encore là. Les aînés, quand il y en a, ne s'y trompent pas : Maman est là, mais elle n'est pas là.

    Ici, le sculpteur a parfaitement su rendre ce moment, dont la Mère n'a pas conscience, et que Léonard de Vinci a parfaitement restitué.

    Nous verrons que les préhistoriques ont parfaitement su rendre ce moment.