Le "Faon aux oiseaux" (±10 000)

et la "Scène du puits" (±20 000)

    La photo ci-contre (photo n°1) représente le "Faon aux oiseaux" (il y en a deux) du Mas d'Azil (il y a environ 10 000 ans), découvert par Péquart. On peut voir que la hampe (c'est ainsi que l'appelait André Leroi-Gourhan, mon maître en préhistoire), fait rarissime, est entière, d'une longueur d'environ 20 cm.

    Juste en dessous (photo n°2), le même en gros plan : on voit bien mieux les deux oiseaux situés à l'arrière-train de l'animal.

    On ne peut dire de quelle espèce d'oiseau il s'agit ; ce point est extrêmement important ; les préhistoriques étaient parfaitement capables de figurer de façon tout à fait réaliste n'importe quel type d'oiseau ; s'il ne l'ont pas fait, c'est qu'ils n'ont pas voulu le faire car il s'agit ici d'un concept - que nous retrouverons dans la "Scène du puits", à Lascaux - et non d'une représentation figurative).

    La troisième photo montre le "Faon à l'oiseau" (il n'y en a qu'un) de Bédeilhac. On remarque que la hampe est cassée (nous verrons sur ce site, dans une page qui leur est consacrée, que plusieurs "Vénus" ont été décapitées).

    On connait cinq ou six "Faon à l'oiseau" disséminés dans d'autres grottes des Pyrénées (deux dans la Grotte de Bédeilhac, deux autres dans la Grotte d'Enlène, un autre à Saint Michel d'Arudy avec quelques variantes mineures. Tous cependant ont la hampe cassée comme à Bédeilhac. Celui du Mas d'Azil est donc le seul à être resté intact ; quant à d'éventuelles sculptures en bois, sans doute peu nombreuses (car la thématique a vu le jour peu de temps avant la cessation de l'art pariétal), elles ont toutes disparu.

    Au Mas d'Azil, Piette a trouvé un "coq de bruyère" dont la hampe, cassée elle aussi, a été reconstituée (les deux morceaux ont été découverts par des chercheurs différents lors de fouilles différentes, ce qui a permis cette reconstitution exceptionnelle, car, en général, les préhistoriens qui ont retrouvé ces objets mobiliers cassés dans les Grottes n'ont pas retrouvé les hampes manquantes qui ont donc toutes été exfiltrées avant l'effondrement - volontaire ou non - de l'entrée de ces Grottes puisqu'on ne les a pas retrouvées).

    Remarque : le "Faon aux oiseaux" du Mas d'Azil vêle debout, le "Faon à l'oiseau" de Bédéilhac vêle couché, pattes repliées.

   [Le "Faon aux oiseaux" de la Grotte d'Enlène est celui qui intéresse le plus le psychologue (les deux oiseaux semblent ne pas être de la même espèce), mais c'est le moins documenté (il est même parfois totalement absent de certains commentaires). Toute contribution à son sujet serait la bienvenue (les contributeurs seront, bien entendu, cités).

    On ne trouve pas dans la littérature d'étude comparative (et encore moins exhaustive) des différents objets mobiliers concernés par ce thème. Une telle étude sera menée, avec les préhistoriens (rien ne peut se faire sans eux) dans un Institut de Paléopsychologie Humaine ET Animale, rattaché à l'IPH.]

    Ces trois Grottes se trouvent dans un rayon de 50 kms. Il s'agit donc d'une particularité locale qu'on ne retrouve pas ailleurs, et donc, d'un événement probablement assez rare à partir duquel on ne peut pas tirer de conclusions générales. Peut être que les sages-femmes de cette région étaient plus sensibles à cet aspect des choses, mais il me paraît plus vraisemblable, compte tenu de la date d'exécution de ces œuvres de l'art mobilier (peu avant la sédentarisation ET la cessation de l'art pariétal), que cet aspect des choses n'avait pas retenu l'intérêt des sages-femmes jusqu'alors. Cette approche confirmerait l'approche chronologique du paléopsychologue qui ne doute pas un seul instant que, si la sédentarisation avait eu lieu un peu plus tard, les préhistoriens auraient retrouvé de telles sculptures un peu partout (et en très grand nombres si la sédentarisation avait eu lieu beaucoup plus tard). Le paléopsychologue va même jusqu'à envisager que cette observation a contribué à la cessation de l'art pariétal (et donc à la sédentarisation).

    La paléopsychologie apportera donc une attention particulière aux œuvres que les préhistoriens pourront situer peu avant la sédentarisation et les rapprochera de celle qu'on peut situer à coup sûr aux débuts de l'art pariétal (Chauvet) et étudiera cet art plus particulièrement à ses limites temporelles (exactement comme en mathématique on étudie une fonction à ses limites). On espère ainsi comprendre pourquoi l'art pariétal a commencé, comment et quand il a évolué au cours des millénaires et pourquoi il a cessé.

    La lecture des "Mains" de Chauvet (voir sur ce site la page qui leur est consacrée) permet de comprendre l'importance que les préhistoriques accordaient à la maternité. Nous verrons qu'il en va de même avec la lecture de la "Scène du puits", à Lascaux (avec cette échographie préhistorique d'une rare violence, qui prouve crûment que la bisonne ne porte pas de bisonneau) ;  nous allons voir que c'est également de maternité qu'il est question avec le "Faon aux oiseaux" du mas d'Azil. Cette lecture confirmera l'approche qui a permis la lecture des "mains", qu'elles soient positives, négatives ou "mutilées" ; la mise en scène (au sens théâtral) de ces trois représentations (les "Mains" de Chauvet, la "Scène du puits" de Lascaux ou le "Faon" du mas d'Azil), relève d'une préoccupation voisine, et révèle une unité de pensée qui prévalait dans cette région, par-delà les siècles et les millénaires (26 000 années séparent les mains "négatives" de la Grotte Chauvet du "Faon aux oiseaux" du mas d'Azil ; de même,    10 000 années séparent la "Scène du puits" et le "Faon aux oiseaux" et donc 16 000 ans séparent les mains "négatives" de la Grotte Chauvet de la "Scène du puits de Lascaux ; ainsi, si certaines thématiques ont évolué (les lions PEINTS sur la paroi à Chauvet disparaissent de l'art pariétal proprement dit - mais on trouve quelques rares gravures, notamment à Lascaux), la thématique de la maternité est, elle, constante du début (Chauvet) à la fin de l'art pariétal (Mas d'Azil).

    Mains "négatives" de Chauvet :       - 36 000 ans

    "Scène du puits" de Lascaux :         - 20 000 ans

    "Faon aux oiseaux" du mas d'Azil : - 10 000 ans

    Et pourtant, nous verrons que ces trois représentations reposent sur une problématique voisine : la maternité !

    Malgré leur éloignement dans le Temps, ces trois œuvres  témoignent d'une même préoccupation, et on devine que cette préoccupation existentielle parcourt toute la production artistique des préhistoriques (qu'il s'agisse de peintures, de gravures ou de sculptures). La lecture de ces trois œuvres magnifiques permet d'envisager une meilleure compréhension de cette civilisation disparue, la plus longue de tous les temps (unité de pensée, unité de lieu, permanence d'une même problématique dans la durée, même mode d'expression, d'une puissance narrative et visuelle semblable à celle de nos rêves).

     De même que la lecture de quelques hiéroglyphes par Champollion nous a ouvert les portes de l'Égypte ancienne, de même il est permis d'espérer parvenir à un résultat similaire en ce qui concerne les préhistoriques de l'espace franco-cantabrique, grâce à ce "Faon", qui est la Pierre de Rosette de l'art (gravures, peintures et sculptures) dans l'espace franco-cantabrique.

    Trois énigmes résolues sur 250 000, c'est peu. Il va de soi que résoudre les 249 997 autres va prendre du temps, beaucoup de temps.

    Ni toi, lecteur, ni moi, n'en verrons la fin, mais nous y parviendrons, c'est une certitude : un monde nouveau, insoupçonné s'ouvre à nous ; un continent sombre (et non pas "noir") s'éclaircit et s'offre à nous.

    Si nous ne savons pas encore expliquer pourquoi cette civilisation est apparue, nous verrons que nous pouvons d'ores et déjà dire pourquoi elle a disparu et, dans une certaine mesure, nous allons pouvoir retracer l'historique de l'évolution des problématiques psychologiques (il y en a plusieurs) qui ont préoccupé, d'âge en âge, les préhistoriques au cours de cette longue période de l'histoire de Sapiens. Notre approche est donc diachronique et non synchronique (c'est-à-dire stylistique au sens d'André Leroi-Gourhan).

    [Il est clair que la représentation picturale des "lions" (Chauvet : -36 000) a disparu très tôt de l'art pariétal (même si nous en retrouvons encore, mais gravés, à Lascaux : -20 000) et que les herbivores représentent 95 % de l'art pariétal après Chauvet : il y a donc eu évolution dans les préoccupations de nos ancêtres : il n'y en a plus au Mas d'Azil (-10 000).]

    Au travail !

     ***

    [Pour différentes raisons, le chercheur, qui avance à tâtons dans la pénombre de la Grotte, finit un jour par envisager que les préhistoriques n'ont pas fait n'importe quoi, et que les figures artistiques (pariétales, mobilières et graphiques) représentent des personnes ayant réellement vécu (comme Napoléon, Mao Tse Toung, Confucius ou Washington) et des événements qui ont réellement eu lieu (et qui ont marqué les esprits d'alors), à des dates qu'on finira - c'est une certitude - par découvrir (c'est une question de temps et de volonté).]

    Le « Faon aux oiseaux » du Mas d’Azil est un bel exemple d’un « MOMENT » (cf. « À propos de Gradiva », note 162, page 213) “croqué“ par le sculpteur (qui “dessine“ dans l’espace) il y a dix mille ans environ : un faon – c’est-à-dire un animal impubère – est en train de mettre bas deux oiseaux (cf. photo supra).

    Voilà une belle absurdité puisqu’un faon ne saurait procréer, qui plus est des oiseaux : voilà un mammifère (impubère) qui engendre des ovipares ! Comme si cela ne suffisait pas, le sculpteur nous inflige deux jumeaux en MÊME temps ; les préhistoriennes savent bien qu’en cas de gémellité, les jumeaux naissent l’un après l’autre et non en MÊME temps (à moins qu’il ne s’agisse de siamois ? On notera que la chevrette – la femelle du chevreuil - met bas deux faons par portée.

    [À l’article « Chevreuil d’Europe », Wikipédia note qu’en latin le terme “capreolus capreolus“ « n’est pas tout à fait clair : il pouvait, outre le chevreuil, désigner le bouquetin ou le chamois ».

    Ceci pourrait peut-être expliquer pourquoi certains préhistoriens voient dans ce “propulseur“ un chamois et d’autres un isard ?

    Dans ce même article, on apprend aussi que la chevrette (femelle du chevreuil) met bas DEUX faons par portée, ce qui est fort intéressant.

    Nous laisserons la conclusion aux préhistoriens.]

    Pourquoi avoir pris le temps d’immortaliser cette triple ineptie ? Nous verrons le moment venu que ce mystère pour le préhistorien et le psychanalyste n’en est pas un pour le paléopsychologue freudien, mais est une énigme qui a une donc une solution[ii] que nous examinerons un peu plus loin dans cette même page.

    Les préhistoriens ont fait d’eux-mêmes la plus grande partie du chemin en admettant que cette « Scène » évoque une mise bas : le faon tourne la tête vers ses faons (en effet, ce ne sont pas des oiseaux) en train de naître (ce sont des jumeaux, ce qui est rarissime chez cette espèce, sauf s’il s’agit d’une chevrette, femelle du chevreuil) comme le font toutes les mères de cette espèce depuis la nuit des temps lors de la mise bas (les préhistoriens ont mis beaucoup de temps à adopter cette conclusion, mais on trouve encore dans la littérature  des tenants d’un « boudin fécal » en lieu et place de nouveau(x)-né(s) ; ainsi, dans « L’Homme premier » - chez Odile Jacob, 1998 - de Lumley écrit, page 171 : « On trouve aussi des bâtons perforés et des propulseurs qui sont sculptés, gravés, sur lesquels on voit même des représentations humoristiques, comme au Mas d’Azil où un bouquetin qui relève la queue laisse sortir une crotte qu’un  petit oiseau béquette ») ; les faons ne sont pas séparés de la mère et les cordons ombilicaux ne sont pas encore sortis ; la mise bas n’est donc pas terminée ; là encore, l’artiste a saisi un MOMENT, un INSTANT (cf. Gradiva, note 162, page 213) : le moment de la délivrance ; mais là s’arrête leur lecture de cette « Scène ».

    Voici donc un faon (selon les dires même des préhistoriens), c’est-à-dire d’un animal impubère qui, par définition, ne peut engendrer, et qui pourtant met bas ! Mais, puisque cet animal met bas, ce faon a donc eu des relations sexuelles et, malgré son immaturité sexuelle, a mené sa gestation à terme ce qui est, bien évidemment, impossible. Pour nous embêter un peu plus, les préhistoriques nous suggèrent que ce mammifère engendre deux ovipares ! Là, non seulement ce n’est pas possible, mais c’est invraisemblable [et passionnant pour un psychologue freudien quand le préhistorien conclut invariablement que « Nous ne saurons jamais »[iii] !)] au point de se demander si le sculpteur (ou le peintre) ne se moque pas de nous ! Pour couronner le tout, il nous inflige deux nouveau-nés en MÊME temps (et non l’un après l’autre). Enfin, the last but not the least, la robe de ce faon est, selon les uns, celle d’un isard, selon les autres celle d’un chamois (encore une fois, les observations des préhistoriens sont justes et il n’est pas question de les contester ; d’ailleurs, le psychologue s’est interdit, depuis plus de trente ans, d’en contester une seule ; son travail consiste donc à expliquer leurs observations en s’appuyant avec confiance sur elles, comme le fit Aristarque de Samos avec les observations d’Aristote ; nous avons vu qu’il s’agit, peut-être, d’une chevrette) ; là encore, le psychologue y voit un hybride, une chimère (comme la lionne affublée d'un testicule dans la Grotte Chauvet, 26 000 ans après Chauvet : unité de lieu - l'espace franco-cantabrique - , unité de représentation, unité de pensée et surtout persistance dans le temps d'une même problématique quant à la sexualité, la reproduction, la gestation et l'enfantement). Il semble bien que le questionnement des préhistoriques tourne, au moins en partie, autour de la procréation. Nous retrouvons donc là la question à l’origine des théories sexuelles des enfants laissés à eux-mêmes (même encore aujourd’hui) : d’où viennent les enfants [d’où viennent-ils ; rentrent-ils par là où ils sortent – c’est-à-dire, pour un garçon de 4-5 ans laissé à lui-même, par derrière, car pour le garçon laissé à lui-même, en dessous du nombril, il n’y a que du pipi-caca – et comment ? Pour la petite fille de 4-5 ans, ce n’est pas fondamentalement différent car, laissée à elle-même, elle méconnaît l’intérieur de son corps et peut donc, elle aussi, lorsqu’elle est laissée à elle-même, penser que c’est par derrière que cela se passe (on rencontre parfois des patientes qui préfèrent la pénétration anale et que la stimulation clitoridienne ennuie profondément) ; on retrouve là le questionnement des enfants de 4-5 ans à propos du Père Noël : mais par où il est entré et par où il est sorti ? C’est bien à cet âge que tout se joue pour la petite fille, et, dans une large mesure pour le petit garçon].

    Lorsque les réponses à ces questions fondamentales sont admises, grâce à la preuve expérimentale apportée par la domestication du loup (un chien et une chienne dans le même enclos), l’art pariétal s’arrête, parfois conflictuellement (effondrement de l’entrée de certaines Grottes après destruction d’un grand nombre d’objets mobiliers, et, peut-être, de l’effondrement de certains plafonds dans les Grottes, et de la destruction partielle d’un grand nombre de figures pariétales dans un grand nombre de Grottes).

    Je m’arrête là pour le moment, de peur de faire fuir le lecteur, car la suite (que pour ma part je juge irréfutable) n’est pas pour toutes les oreilles. Laissons là, pour l’instant, la phylogenèse psychique, et revenons à la phylogenèse physique. [[Avant d’en terminer, pour l’instant, avec cette affaire, on fait remarquer qu’il existe plusieurs « Faon à l’oiseau (avec un seul petit : pas de jumeaux) dans l’art pariétal [à Bédeilhac, à Saint Michel d’Arudy (où il a été décapité : la tête n’a pas été retrouvée… ; si les préhistoriens le classent  parmi les propulseurs, on ne voit pas bien ce qui motive une telle explication …), à La Bastide (cassé à la tête et à la queue qu’on n’a pas retrouvées à l’intérieur de la grotte et qui donc ont été emportées sans effondrement de l’entrée de la grotte)], dans des Grottes  séparées de plusieurs dizaines de kms dans l’espace et peut-être de plusieurs siècles dans le temps (la problématique a donc été récurrente, au moins pendant un certain temps – ou plutôt à partir d’un certain temps, relativement tardif par rapport à Chauvet ; c’est peut-être ainsi que nous pourrons dater chronologiquement, certaines œuvres pariétales relativement les unes par rapport aux autres, en fonction de la problématique psychique qu’elles représentent)]].

    Ce lundi 11/11/2024, je décide d’en finir avec les « Faon à l’oiseau » et avec ce « Faon aux oiseaux » (exceptionnellement complet) et donc d’aller au combat, que je repousse depuis si longtemps, parce que je le redoute (non parce que je redoute la castagne, mais parce que je redoute les imbéciles : ils sont si nombreux !).

    Résumons-nous : un mammifère impubère (un « faon ») engendre deux ovipares ; ce faon est peut-être un “hybride isard-chamois“ (mais aussi, peut-être, la femelle du chevreuil ; cette “hybridation“ symbolise-t-elle un accouplement entre un isard et un chamois, deux espèces qui ne cohabitent pas ? Ces deux espèces étaient-elles considérées comme interfécondes ? Le sont-elles devenues depuis ? Ou bien s’agit-il d’une hésitation, ou plutôt, ne s’agit-il pas d’une « condensation » - au sens que Freud donne à ce mot dans « L’interprétation des rêves ») ; ces « ovipares » symbolisent-ils deux faons mâles (cf. l’oiseau de la « Scène du puits » ?) ; cette hypothèse rendrait la scène moins absurde [mais on ne voit pas bien pourquoi les autres « Faon à l’oiseau » n’auraient engendré que des mâles ; à moins que, ce qui paraît le plus probable, l’oiseau ne symbolise l’enfant (Youpi ! l’écriture spontanée fait merveille, encore une fois ! 23/04/2025 ; pourquoi m’a-t-il fallu si longtemps pour le comprendre, alors que de toute évidence, ce qui sort du ventre d’une Mère, ce ne peut être qu’un enfant ! ????? et donc le faon = pré-ado !!! ; ce qui nous donne un début de vocabulaire !!!!! ; nouveau-né, bébé, nourrisson, infans[iv] = oiseau (mot-concept) ; faon (mot-concept) = enfant, pré-ado ; aurons-nous un jour la prononciation ? Je le crois, je l’espère, je le pense ; ne suis-je pas un peu fou ? Bon dieu, que c’est difficile, mais que c’est passionnant ! Je suppose que Champollion a dû être content de son premier hiéroglyphe ; je n’éprouve rien de particulier, sinon que je commence à voir le début de la fin ; cela fait plus de vingt ans que j’ai compris ce « Faon aux oiseaux » ; pourquoi m’a-t-il fallu tout ce temps pour comprendre cette question de vocabulaire ?)] ; tout ceci éclaire d’un jour nouveau la « Scène du puits » et son “propulseur“ « surmonté d’un oiseau », c’est-à-dire, si notre vocabulaire est juste, d’un nouveau-né : celui qui n’est pas dans le ventre du bison, comme nous le verrons plus loin (cela fait plus de vingt ans que je sais qu’il s’agit d’une échographie préhistorique qui atteste l’absence de fécondation, mais ce n’est qu’aujourd’hui que je comprends que l’enfant est sur le « piquet surmonté d’un oiseau » ! 07/05/2025) ; nous y viendrons le moment venu, en fin d’étude, après en avoir terminé avec Le Quellec.

    [Le lecteur sera légitimement surpris de l’importation en figure pariétale (« la Scène du puits ») d’une hypothèse tirée de l’art mobilier (« le Faon aux oiseaux »). C’est la sommation de ces hypothèses qui validera notre approche (comme le fit Champollion lorsqu’il mit en correspondance les hiéroglyphes, le démotique et le grec)].

 

     

    [ii] Pour la petite histoire, cette énigme préhistorique est historiquement la première à avoir été résolue : c’est la « Pierre de Rosette » de la préhistoire, dont les savants enseignent qu’elle n’existe pas puisqu’il s’agit d’un mystère et non d’une énigme. Le préhistorien sait déjà qu’il existe plusieurs versions de cette histoire invraisemblable, dans différentes grottes séparées de quelques kilomètres et peut-être de nombreuses années (peut-être même par des dizaines d’années). Nous avons donc là une constante dans les observations des préhistoriques. La résolution de cette énigme ouvre la voie à une meilleure compréhension de leur pensée et de leur mode de vie, loin d’être aussi absurde qu’il y paraît au premier abord si on ne replace pas cette « Pierre de Rosette » dans son ensemble culturel (dont nous verrons que Le Quellec ne cesse de nous dire qu’il n’existe pas), mais, replacée dans son contexte, elle est lumineuse. Bien entendu, j’ai fait part de cette découverte au conservateur de la grotte de Lascaux de l’époque (Geneste) avec lequel je correspondais alors et auquel je demandai une admission en doctorat (il a d’ailleurs la solution de cette énigme sur son ordinateur depuis plus de dix ans ; nous y reviendrons dans « Pour introduire la fatuité »).

    Que croyez-vous qu’il arrivât ?

    Ma demande resta sans réponse, bien sûr !

    Plus tard, je le revis à l’issue d’une conférence (je lâche rarement le morceau) ; il me répondit : « Vous êtes le seul à dire ça ; voyez avec vos collègues ». Comme si je ne les avais pas contactés ! C’est bien parce que je les avais contactés et n’avais pas obtenu de réponse que je m’étais tourné vers un préhistorien ; pourquoi celui-là ? Parce que je le tenais pour un grand préhistorien puisqu’il était le conservateur de la Grotte la plus prestigieuse qui soit ! (En ce temps-là, je croyais naïvement que les postes étaient attribués au mérite… ; il avait la plus belle Grotte, donc il était le meilleur en quelque sorte…).

    Compte tenu de mon âge et de mon état de santé (hier, 08/05/2025, j’ai fait un quatrième AIT qui donne à entrevoir un probable AVC ; toute la question est de savoir quand), je n’aurai probablement pas le temps d’écrire ce « Pour introduire la fatuité », pourtant nécessaire. Aussi, je décide (09/05/2025) de donner au lecteur le contenu de ma correspondance numérique avec ce triste individu, un peu trop sûr de lui, lui aussi...

    Courriel JMG (peut-être dans une seconde édition ?).

    Après bien des recherches, voici ce courriel, en date du 17/07/2014 (Nous sommes en 2026 ! Douze années de perdues !).

    « Il n’y a qu’une seule possibilité pour rendre compte de cette bizarrerie d’une “enfant“ impubère qui enfante : il faut que le rapport sexuel ait eu lieu au quatorzième jour du premier cycle de cette “enfant“ qui a donc accouché sans avoir vu ses premières règles ; pour les gens de l’époque, c’est donc bien un enfant impubère qui donne la vie.

    « Qu’est-ce que cette brève analyse nous apprend sur le mode de vie et le système de pensée des pariétalistes ?

    « A) Le mode de vie d’abord :

    « Étaient probablement considérées comme « vierges » les filles avant leurs premières règles, preuves de la puberté, annonciatrices d’une fécondation inéluctable et imminente (pour les pariétalistes, la survenue des règles étaient annonciatrices de la fécondation prochaine, inéluctablealors que pour nous, c’est leur disparition qui nous informe de la situation, qu’elle soit recherchée ou redoutée) ; la preuve : quand elles survenaient chez la fillette la fécondation avait lieu immédiatement après, et à l’âge adulte, lorsque les règles disparaissaient, il n’y avait plus fécondation (nous recherchons une “explication“ logique, fondée sur la perception ; une telle erreur « à 180° » n’est pas sans rappeler au chercheur celle d’Archimède qui CROYAIT à la thèse géocentrique, contraire « à 180° » à la thèse héliocentrique RAISONNÉE d’Aristarque de Samos ; si un cerveau aussi puissant que celui d’Archimède a pu se laisser abuser par ses sens, il y a 2 000 ans, comment ne pas comprendre qu’il y a 10 000 ans les êtres préhistoriques aient pu l’être eux aussi en ce qui concerne cette particularité du genre humain ?) ; quand elles apparaissaient chez la fillette, la fécondation avait lieu aussitôt après (il est même probable que les pariétalistes CROYAIENT que ces règles étaient la CAUSE de la fécondation (ou en tous cas qu’elles étaient liées directement à elles par un lien de cause à effet et que donc la durée de la grossesse était de neuf mois et quatorze jours ; ce « détail » est très important pour comprendre les signes abstraits qui accompagnent TOUTES les figures pariétales car il y a gros à parier que le texte est plus important que l’image, même si l’image est somptueuse ; à titre de comparaison, mais à titre de comparaison seulement, qu’est-ce qui est le plus important dans une cathédrale ? Les statues ornementales ou leur sous-titre ?). C’est peut-être pourquoi 10% des figures pariétales sont transpercées par des flèches ; en ce cas, 10% au moins de l’art pariétal évoquerait une réflexion sur des questions relatives à la fertilité, comme c’est le cas pour la « scène du puits » longuement étudiée en deuxième partie du livre ; la lecture de l’art pariétal est fondamentale pour établir la date à laquelle ont été acquises les lois de la procréation). C’est là que le « faon aux oiseaux » de la grotte du Mas d’Azil prend toute son importance car alors, si les règles étaient la cause de la fécondation, comment expliquer que des « fillettes » impubères puissent engendrer ? C’était pour les êtres préhistoriques un mystère en tous points semblable à la marche aberrante des astres pour Archimède.

    [[[ Il peut être tentant pour le lecteur ou la lectrice de jeter à la corbeille cet exposé ; il serait toutefois absurde de le faire sans étudier par soi-même d’un peu plus près ces deux représentations des préoccupations des pariétalistes, sauf à rejoindre la cohorte de ceux qui savent et ne se posent pas de question parce qu’ils CROIENT que « les humains ont toujours su… » ; autrement dit, ce qui est demandé à votre comité de lecture, ce n’est pas de juger de la forme, mais de juger du fond. Vous n’êtes pas formés pour en décider ? Aujourd’hui, en deux clics quelqu’un de normalement constitué peut se faire une idée de la « scène du puits » (http://ma.prehistoire.free.fr/puits.htm ou encore http://fabriqueareves.unblog.fr/2006/10/28/4/, mais aussi http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1968_num_174_1_9201 ) et du « faon aux oiseaux » (http://www.expo-dreamtime.org/Le-Faon-aux-oiseaux.html (ou encore http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/prehistoire/d/epoque-magdalenienne-le-mythe-du-faon-a-loiseau_267/c3/221/p2/ ) et aller voir ce qu’en disent les plus grands spécialistes de ces questions. Vous aurez alors l’occasion de constater qu’aujourd’hui le « faon aux oiseaux » est presque unanimement reconnu comme un accouchement (mais vous ne trouverez pas sur la toile l’explication que je donne de cette bizarrerie d’un animal impubère qui « met bas » car mon explication est une première mondiale) et que donc l’« explication » sadique-anale qu’en donne Henry de Lumley, qui ne connaît rien à cette période alors qu’il excelle avec Homo erectus 400 000 ans plus tôt, ne tient pas debout, mais vous pourrez constater également que si la lecture figurative génitale du « faon aux oiseaux » est aujourd’hui communément admise par le plus grand nombre, il n’en va pas de même pour la « scène du puits » parce que la TOTALITE des préhistoriens voit dans cette scène « un bison qui perd ses entrailles » là où le psycho-anthropologue qui a résolu un point de théorie psychanalytique très important voit une « bisonne qui perd les eaux » et donc là encore un accouchement (là encore c’est une première mondiale). Si vous lisez le manuscrit qui accompagne cette lettre vous pourrez constater que les deux problématiques exprimées à des dates distantes de plusieurs milliers d’années et à une distance de plusieurs centaines de kilomètres avec des modalités d’expression différentes - art pariétal et art mobilier - sont liées et que ces animaux, dont les préhistoriens ont établi aujourd’hui qu’ils n’étaient pas consommés par ceux qui les peignaient ou les sculptaient, représentent des « faits divers » marquants survenus réellement à des femmes réelles dont je ne désespère pas de pouvoir lire un jour le nom, comme dans une pyramide.]]]

    [« C’est donc d’une « vierge aux enfants » qu’il s’agit, avec des variantes bien intéressantes, mais avec un seul oiseau, à Bédeilhac, à Saint Michel d’Arudy ou encore à Labastide.

    [ « …

    [ « Nous savons depuis 1924, grâce à Monsieur le docteur Ogino Kyusaku http://fr.wikipedia.org/wiki/Kyusaku_Ogino , désireux d’aider les couples peu fertiles (ceux qui n’ont pas étudié ce point de biologie féminine ont dit beaucoup de choses erronées et particulièrement stupides sur ce bienfaiteur de l’humanité : peut-on concevoir une fécondation médicalement assistée sans cette connaissance ?) que la probabilité pour qu’un tel événement se produise est d’une sur vingt-huit, c’est-à-dire un peu moins de 4%. La chose se produisait donc de temps en temps, ce qui ne devait pas manquer de surprendre les pariétalistes, mais si, en général la grossesse se passait bien, parfois, étant donné le mode de présentation de(s) (l’)enfant(s), l(es)’enfant(s) et la mère ne survivaient pas.

    [ « En effet, si le psychologue privilégie la lecture symbolique et génitale (quand de Lumley a une lecture figurative, anale pour le faon et orale pour l(es) (’) oiseau(x)), il n’en néglige pas pour autant la lecture figurative et tient compte de la position dans l’espace des deux oiseaux du Mas d’Azil : c’est la lecture d’Henry de Lumley qui a attiré mon attention sur ce point : la tête des oiseaux est plus proche du corps du faon que le reste du corps des oiseaux

    [ « Selon cette deuxième lecture, COMPLEMENTAIRE, on peut raisonnablement penser qu’il s’agit d’un accouchement par le siège, probablement presque toujours mortel pour la mère ET l(es)’enfant(s) en ces temps démunis.

    [ « Si, par hasard, lors d’une présentation par le siège, l’enfant ET la mère survivaient, la chose devait paraître étonnante, prodigieuse, pour ne pas dire miraculeuse, en tout cas bien propre à frapper des esprits rigoureusement rationnels, surtout si, en plus, comme au Mas d’Azil, il s’agissait de jumeaux (ou, encore mieux, de siamois !).

    [ « Si les rapports sexuels entre adultes et enfants (ou entre un jeune pubère de 13 ans et une jeune « impubère » de 12 ans) étaient considérés comme ORDINAIRES parce que NATURELS, alors l’événement n’était plus considéré comme étonnant mais comme EXTRAordinaire, SURnaturel : il n’y avait jamais fécondation dans de tels cas (« puisque » la jeune femme n’était pas encore « nubile »), et, quand il y en avait une (4% des cas), elle suivait son cours, incompréhensible, mystérieux, jusqu’à son terme, généralement heureux, alors que presque tous les accouchements par le siège menaient au drame ; mais que l’accouchement par le siège lors d’une grossesse incompréhensible et mystérieuse se termine heureusement (4 pour mille ?), voilà qui tenait du prodige ! Pour peu qu’une comète ou un événement météorologique accompagne ce miracle, les miraculés devaient être surinvestis !

    [ « Nous ne devons pas rejeter cette explication, cette construction, cette reconstruction, cette RESTAURATION parce qu’elle diffère de notre système d’explications actuel, élaboré à partir de connaissances postérieures à la sédentarisation, que ne pouvaient posséder les pariétalistes, qui ont élaboré le leur à partir des méconnaissances et des croyances qui étaient les leurs.

    [[[ Il est rappelé avec force qu’Archimède lui-même s’est trompé et que nous, les sédentarisés, si intelligents et si cultivés, si savants aussi, nous avons mis près de 10 000 ans à découvrir la date de l’ovulation ; et les préhistoriques auraient dû la connaître ? Il est certain qu’ils ignoraient la rotondité de la Terre ainsi que l’héliocentrisme ; il est non moins certain qu’ils ignoraient les lois de la procréation ; ce n’est pas pour autant qu’ils n’en avaient pas des théories pour en rendre compte ; simplement, comme Archimède, leurs explications étaient fausses et, naturellement, elles étaient enseignées : on peut en voir la trace à Lascaux et aussi au Mas d’Azil.

 

  1. [ Le système de pensée et de représentation ensuite.

 

    [ « Les préhistoriens (se) disputent encore pour savoir s’il s’agit d’un isard ou d’un bouquetin (lecture figurative).

    [ « Encore une fois, les pariétalistes n’étaient pas des idiotes et connaissaient parfaitement l’anatomie de l’un et de l’autre, qu’elles auraient pu sculpter les yeux fermés : elles ne nous ont pas laissé des textes tronqués mais au contraire des textes parfaitement limpides pour un psychologue profondément freudien ; de toute évidence, il s’agit d’une chimère : l’accouplement (lecture symbolique) de deux espèces différentes, mais voisines, peut engendrer un (ici : deux) ovipare(s) (lecture figurative). Ceci n’est pas sans rappeler cette CROYANCE (qui n’est donc pas un mythe) polynésienne CONTEMPORAINE selon laquelle les poissons ont copulé avec les oiseaux ce qui a engendré l’espèce humaine. Au fond, pour imagée qu’elle soit, cette croyance est d’inspiration assez darwinienne »…] 59/2

 

    [iii] Quant aux psiqanalystes de la pseudo école doctorale en “psychanalyse“ de Paris VII, ils devraient relire le chapitre que Freud consacre à la « condensation » dans son « Interprétation des rêves ». On notera que le peintre ne rêve pas et que pourtant il utilise la technique de représentation du rêveur. Nous avons là une énigme sur laquelle nous reviendrons ailleurs et plus tard car le peintre éveillé d’autrefois parle couramment le langage de l’inconscient d’aujourd’hui, ce qui mérite qu’on s’y attarde (mais pas à Paris VII !). Serait-il possible que ce langage, aujourd’hui inconscient, ait été conscient autrefois ? (Serait-il possible que ce langage conscient autrefois ait été refoulé lors de la sédentarisation ? J’arrête là aujourd’hui le déroulé des hypothèses, mais j’y reviendrai plus tard, plus loin. Laissons mûrir ; 17/06/2025).

    Ce « Faon aux oiseaux » et ces « Faon à l’oiseau » nous donnent à penser que l’art des Grottes peut, peut-être, nous en apprendre beaucoup sur ce que nous appelons aujourd’hui, peut-être à tort, le langage de l’inconscient. Est-il possible que ce langage d’alors ait été refoulé par l’œdipe apparu à la sédentarisation ?

    Seule la poursuite de l’étude de l’art pariétal nous le dira peut-être ; il n’y a pas d’autre voie ; toute tentative hors de ce chemin ne pourrait être que délirante.

    Affaire à suivre !

    [Je devrais laisser cette Contribution et poursuivre dans cette direction qui me paraît plus importante que tout ce qui précède cette note, mais je n’en aurai pas le temps. Commençons par tenter de faire paraître cette Contribution ; vous vous débrouillerez avec cette hypothèse ensuite ; c’est parce que je n’arrête pas, depuis trente ans, de poursuivre la recherche que je n’ai rien publié jusqu’ici : mon élaboration, est beaucoup trop lente ; si je me lance dans une réflexion sur cet inconscient conscient autrefois et inconscient aujourd’hui, j’en ai pour des années et je ne publierai jamais cette « Contribution ». Il s’agit là de l’hypothèse la plus audacieuse de tout cet écrit ; je suis content de l’avoir formulée (c’est ce que j’ai écrit de plus beau), grâce à l’écriture spontanée ; j’espère avoir le temps de la développer ailleurs, plus tard, mais rien n’est moins sûr]. 59/21

    [iv] Infans : l’infans désignait chez les romains l’enfant qui ne sait pas encore parler, donc l’enfant de moins de deux ans. Il est certain que l’acquisition de la station debout et de la marche, puis du langage constituent des étapes importantes du développement de l’infans. On peut donc raisonnablement penser que les préhistoriques avaient un mot pour nommer l’enfant de cette période (nous disons aujourd’hui : nourrisson). 60/27