Le "Faon aux oiseaux" et la "Scène du puits"

La photo ci-dessous représente le "Faon aux oiseaux" (il y en a deux) du Mas d'Azil (il y a environ 10 000 ans), découvert par Péquart. On peut voir que la hampe (c'est ainsi que l'appelait André Leroi-Gourhan, mon maître en préhistoire) est entière, d'une longueur d'environ 20 cm.

Juste en dessous, le même en gros plan : on voit bien mieux les deux oiseaux situés à la queue de l'animal.

La troisième photo montre le "Faon à l'oiseau" (il n'y en a qu'un) de Bédeilhac. On remarque que la hampe est cassée (nous verrons plus loin que plusieurs "Vénus" ont été décapitées).

 

  La lecture des "Mains" de Chauvet permet de comprendre l'importance que les préhistoriques accordaient à la maternité. Nous verrons qu'il en va de même avec la lecture de la "Scène du puits", à Lascaux, et du "Faon aux oiseaux" du mas d'Azil, mais, pour des raisons évidentes de propriété intellectuelle, leur lecture ne sera développée ici qu'après la parution (dans un mois ou deux) de cette "Contribution à l'histoire de l'humanité". Cette lecture confirmera l'approche qui a permis la lecture des "mains", qu'elles soient positives, négatives ou "mutilées" ; la mise en scène de ces trois représentations (les "Mains" de Chauvet, la "Scène" de Lascaux ou le "Faon" du mas d'Azil), relève d'une préoccupation voisine, et révèle une unité de pensée qui prévalait dans cette région, par-delà les siècles et les millénaires (26 000 années séparent les mains "négatives" de la Grotte Chauvet du "Faon aux oiseaux" du mas d'Azil ; de même, 10 000 années séparent la "Scène du puits" et le "Faon aux oiseaux" et donc 16 000 ans séparent les mains "négatives" de la Grotte Chauvet de la "Scène du puits de Lascaux).

    Mains "négatives" de Chauvet :      - 36 000 ans

    "Scène du puits" de Lascaux :         - 20 000 ans

    "Faon aux oiseaux" du mas d'Azil : - 10 000 ans

    Et pourtant, ces trois représentations reposent sur une problématique voisine : la maternité !

Malgré leur éloignement dans le Temps, ces trois œuvres  témoignent témoignent d'une même préoccupation, et on devine que cette 

préoccupation existentielle parcourt toute la production artistique des préhistoriques (peinture, gravure et sculpture). La lecture de ces trois œuvres magnifiques permet d'envisager une meilleure compréhension de cette civilisation disparue, la plus longue de tous les temps (unité de pensée, unité de lieu, permanence d'une même problématique dans la durée, même mode d'expression, d'une puissance narrative

et visuelle semblable à celle de nos rêves). 

    De même que la lecture de quelques hiéroglyphes par Champollion nous a ouvert les portes de l'Égypte ancienne, de même il est permis d'espérer parvenir à un résultat similaire en ce qui concerne les préhistoriques de l'espace franco-cantabrique, grâce à ce "Faon", qui est la Pierre de Rosette de l'art dans l'espace franco-cantabrique.

    Trois énigmes résolues sur 250 000, c'est peu. Il va de soi que résoudre les 249 997 autres va prendre du temps, beaucoup de temps.

    Ni toi, lecteur, ni moi, n'en verrons la fin, mais nous y parviendrons, c'est une certitude : un monde nouveau, insoupçonné s'ouvre à nous ; un continent sombre s'éclaircit et s'offre à nous.

    Si nous ne savons pas encore expliquer pourquoi cette civilisation est apparue, nous verrons que nous pouvons d'ores et déjà dire pourquoi elle a disparu.

    Au travail !

t 'La Scène du puits', ne sont pas choisis au hasard. Leur puissance narrative et visuelle est telle qu'ils [[expliquez ici ce qui rend ces deux passages si captivants et importants pour les lecteurs, et pourquoi ils devraient les découvrir]]. Ils interpellent, émerveillent, et invitent à une réflexion profonde sur les racines de l'humanité. Découvrez pourquoi ces scènes sont absolument incontournables pour tout lecteur avide de connaissances et d'émotions.